lecture coran me

# Posté le mardi 27 janvier 2009 18:06

coran

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# Posté le mardi 27 janvier 2009 18:03

La Punition

Les anges informèrent Loth au sujet de la punition de son peuple en disant: {Ce qui les menace s'accomplira à l'aube. L'aube n'est-elle pas proche?!) (11:81). Quand Loth sortit de cette ville avec sa famille qui n'était constituée que de ses filles seulement, personne ne les suivit. Il est dit que sa femme était avec lui. Cependant, quand ils furent en dehors de la cité et le soleil augmenta, la punition d'Allah les frappa sans altération.
{Et, lorsque vint Notre ordre, Nous renversâmes [la cité] de fond en comble, et fîmes pleuvoir sur elle en masse, des pierres d'argile succédant les unes aux autres, portant une marque connue de ton Seigneur. Et elles (ces pierres) ne sont pas loin des injustes}.(11:82,83).
Il est dit que Gabriel déracina cette ville de la terre et les villes qui l'entouraient, elles étaient au nombre de sept, avec ses habitants et ses animaux. II les souleva au ciel et les jeta renversées. {Et fîmes pleuvoir sur elle en masse, des pierres d'argile succédant les unes aux autres {sijjil mandoud)}. Sijjîl dans la version arabe signifie énormément solide et infrangible, et Mandoûd veul dire l'une suit l'autre. Mousawwamah dénote que chaque caillou avait pour cible une personne spécifique pour le détruire. Allah le Tout-puissant dit dans la Sourate An-Najm:
{De même qu'il anéantit les villes renversées. Et les recouvrit de ce dont II les recouvrit. Lequel donc des bienfaits de ton Seigneur mets-tu en doute?}. (53:53-55)

Cela veut dire qu'il la renversa, et ensuite la jeta sur la terre. Il la couvrit avec la pluie de pierres chaque couche sur l'autre, sur chaque caillou est écrit le nom de la personne visée, pour ceux qui étaient présents ce temps-là et ceux qui étaient absents.
Il est dit que la femme de Loth resta avec le reste des gens, et il est dit aussi qu'elle alla avec Loth et ses filles. Cependant, quand elle entendit le son du Souffle et la chute de cette ville du ciel, elle retourna vers son peuple, et ainsi elle désobéit à l'Ordre de son Seigneur. Elle dit: "Ah mon peuple!" Et ainsi une pierre tomba sur elle et elle fut émiettée en morceaux. Elle était sur la religion de son peuple et faisait le rôle d'espion et reportait la visite de tout invité chez Loth dans sa maison. Allah le Tout-puissant dit:

{Allah a cité en parabole pour ceux qui ont mécru la femme de Noé et la femme de Loth. Elles étaient sous l'autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent et ils ne furent d'aucune aide pour (ces deux femmes) vis-à-vis d'Allah. Et il (leur) fut dit: "Entrez au Feu toutes les deux, avec ceux qui y entrent"}. (66:10)

Elles les trahirent dans leur religion et ne les suivirent pas. Cela ne veut pas dire qu'elles étaient des prostituées, parce qu'Allah décréta qu'aucune femme d'un Prophète ne s'empêtre dans la prostitution. Ibn Abbâs et d'autres oulémas islamiques dirent: Aucune femme d'un Prophète n'a été jamais prostituée.
Allah le Tout-puissant dit dans l'incident d'Al-Ifk(la calomnie) quand les hypocrites calomnièrent Aïcha la femme du Prophète et ensuite Allah révéla son innocence des cieux, et dit:

{Quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n'aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu'auprès d'Allah cela est énorme. Et pourquoi, lorsque vous l'entendiez, ne disiez-vous pas: "Nous ne devons pas en parler. Gloire à Toi (ô Allah)! C'est une énorme calomnie"?}. (24:15,16)

{Et elles (ces pierres) ne sont pas loin des injustes} (11:83)
c'est-à-dire que cette punition n'est pas loin de ceux qui s'engagent à une telle indécence, et qu'elle peut les atteindre.

C'est pourquoi quelques oulémas ont l'opinion que l'homosexuel doit être lapidé, même s'il n'est pas marié. C'est aussi l'opinion de l'Imam Ach-Châfiî, Ahmad et d'autres.
Ils supportent aussi leur opinion avec le Hadith rapporté par Imam Ahmad d'Ibn Abbâs que le Prophète dit: .
"Si vous trouvez quelqu'un faire l'acte des gens de Loth, celui qui fait l'acte et celui qui le subit". (Boulough Al-Marâm)

L'opinion de l'Imam Abi Hanîfa est que quiconque pratique cette infraction, doit être jeté du sommet d'une colline et sera ensuite lapidé, suivant la dénotation d'Allah: {Et elles [ces pierres] ne sont pas loin des injustes}. (11:83)

Allah fit de cette partie de la région une petite mer putréfiée d'aucun usage aux êtres vivants. Ni la région qui l'entoure est d'un avantage aux gens. Cela représente un signe d'Allah et une leçon pour celui qui s'engage à cet acte. Il dit:

{Voilà bien là une preuve! Et la plupart d'entre eux ne croient pas. Et ton Seigneur est en vérité Lui le Tout Puissant, le Très Miséricordieux}. (26:8,9)

Allah le Tout-puissant dit:

{Alors, au lever du soleil le Cri (la catastrophe) les saisit. Et Nous renversâmes (la ville) de fond en comble et fîmes pleuvoir sur eux des pierres d'argile dure. Voilà vraiment des preuves, pour ceux qui savent observer! Elle (cette ville) se trouvait sur un chemin connu de tous. Voilà vraiment une exhortation pour les croyants!}. (15:73-77)

Quiconque emploie sa perspicacité et contemple avec l'intention de tirer leçon ou conseil de la manière de leur destruction, arrive à conclure que leur destruction n'était pas sans raison.
Dans un Hadith, le Prophète dit:
"Méfîez-vous de la sagacité du croyant, parce qu'il voit avec la lumière Divine". Puis il récita: "Voilà vraiment des preuves, pour ceux qui savent observer". (15:75) (At-Tirmithi)

{Elle [cette ville] se trouvait sur un chemin connu de tous} (15:76). Cette ville était dans un emplacement qui est encore utilisé pour beaucoup de voyageurs. En effet, Allah le Tout-puissant dit aussi dans ce verset: {Et vous passez certainement auprès d'eux le matin et la nuit. Ne raisonnez-vous donc pas?!} (37:137,138). Il dit aussi: {Et certainement, Nous avons laissé (des ruines de cette cité) un signe (d'avertissement) évident pour des gens qui comprennent} (29:35). Il dit encore: {Nous en fimes sortir alors ce qu'il y avait comme croyants, mais Nous n'y trouvâmes qu'une seule maison de gens soumis. Et Nous y laissâmes un signe pour ceux qui redoutent le douloureux châtiment}. (51:35-37)

Nous avons laissé cette ville comme un avertissement pour tous ceux qui craignent Allah et le jour du Jugement, afin qu'ils ne désobéissent à Allah ni s'engagent à un acte semblable à celui du peuple de Loth. Celui qui a un sens de décence compréhensif, évite toujours tout mal et toute mauvaise action, et se limite aux Ordres et aux Enseignements d'Allah. Il ne s'engage jamais dans des relations illégitimes et défendues, il essaie toujours de choisir la bonne issue, parce qu'il sait que {elles [ces pierres] ne sont pas loin des injustes}. (11:83)


Traduit de l'ouvrage "Histoires des prophétes" par Ibn Katheer.


# Posté le samedi 15 novembre 2008 17:50

Les 5 commandements

L'imam Ahmad rapporta de Hârith Al-Ach'ari que le Prophète dit: Allah commanda que Jean (Paix sur lui) accomplisse cinq devoirs, et commanda que les Israélites les accomplissent aussi, mais Jean (Paix sur lui) s'abstint pendant une certaine durée de temps, alors Issa Ibn Maryam (Paix sur lui) lui dit: "Tu as été commandé d'agir selon cinq enseignements, et de commander les Israélites de faire autant. Alors, vas-tu leur dire toi-même ou dois-je le faire".Jean dit: "O Mon frère! Je crains que si tu le fais, je serai puni ou avalé par la terre". Ainsi, Jean (Paix sur lui) rassembla les Israélites à Jérusalem au point que la mosquée devint pleine. Ensuite, il s'assit sur une montée de terre, exalta Allah et Le glorifia, et dit:

"Allah le Tout-puissant m'a commandé personnellement d'accomplir cinq devoirs et de vous commander de faire autant. La première consiste à adorer Allah seul sans associé aucun. Sa similitude est comme celui qui a acheté un esclave de sa richesse et de son meilleur argent, mais l'esclave a commencé à travailler pour les autres. Dites-moi qui aimera-t-il que son esclave agira dans cette manière et servir autre que lui. Allah vous a créés et vous a donné la provision, ainsi adorez-Le Seul, et n'associez aucun partenaire avec Lui.

"Je vous commande de prier, car Allah tourne Son Visage vers Son serviteur aussi long que le serviteur ne se distrait pas, une fois vous êtes en prière, ne vous intéressez qu'à Lui.

"Je vous, commande de jeûner, parce que sa similitude est comme un homme qui a un sac de musc parmi une multitude de gens, duquel chacun jouit de son parfum. En effet, l'odeur de la bouche d'une personne en jeûne est plus pure auprès d'Allah que le parfum de musc.

"Je vous commande de faire la charité, parce que sa parabole est comme celui qui a été capturé par un ennemi qui lui a attaché la main au cou, puis il a voulu le décapiter. L'homme à ce moment a demandé à son ennemi: 'Est-il possible de payer une rançon pour me racheter? Il commença à payer sa rançonde toute chose, petite ou grande, jusqu'à ce qu'il fut libéré.

"Je vous commande aussi de vous vous rappeler Allah souvent. Cet acte est similaire à un homme chassé par un ennemi qui trouva une citadelle fortifiée et y entra. L'homme devient plus protégé que Satan, quand il est en train de se rappeler Allah".
Le Prophète dit:

"Je vous commande aussi d'accomplir cinq devoirs lesquels Allah m'a commandé d'observer. Etre avec la majorité Musulmane, écouter, obéir, émigrer, et combattre pour la cause d'Allah, parce que celui qui abandonne le groupe d'un empan, sera affranchi de l'Islam jusqu'à ce qu'il revienne, et celui qui ranime un appel de l'ère préislamique (Jâhiliyah), sera dans le Feu". Les Compagnons dirent: "O Messager d'Allah! Même s'il a observé la Salât et le jeûne?" Le Prophète répondit: "Même s'il a observé la Salât et le jeûne et prétendu être un Musulman. Appelez les Musulmans par leurs noms, les noms avec lesquels Allah les a appelés : Mouslimines (musulmans), Moominines (croyants) et Ibâd-Allah (serviteurs d'Allah) le Tout-Puissant".

Il a été cité que Jean (Paix sur lui) aimait être isolé des gens. Il trouvait le confort dans le paysage et le désert. Il mangeait des feuilles et parfois des criquets, et buvait de l'eau fraîche des sources. Il dirait: 'Qui réjouit-il du confort plus que toi O Jean!'
Ibn Chihâb dit: Je me suis assis un jour avec Abi Idris Al-Khawlâni. Il nous raconta une histoire, il dit: "Vous dirai-je qui a mangé la nourriture la plus pure?" En regardant les gens, il constata qu'ils attendaient une réponse. Il dit: "Jean ibn Zacharie a mangé la nourriture la plus pure. Il a mangé avec les animaux plutôt qu'avec les hommes, parce qu'il détestait de se mêler avec les gens".
Ibn Al-Moubârak raconte de Wouhaib ibn Al-Ward que Zacharie ne put pas voir son fils Jean pendant trois jours. Alors, il alla au désert pour le chercher. Il le trouva dans une tombe qu'il avait creusée pour lui-même, il pleurait sur lui-même. Zacharie dit: "O mon fils! Je t'ai cherché pendant les trois derniers jours, alors que tu es ici en train de pleurer dans une tombe?" Jean répondit: "O père! Ne m'as-tu pas dit toi-même qu'entre le Paradis et l'Enfer il n'y a qu'un croisement qui ne peut être traversé que par les larmes des pleureurs?" Zacharie dit alors: "Pleure mon fils", et ils pleurèrent tous les deux ensemble.

Traduit de l'ouvrage "Histoires des prophètes" par Ibn Katheer.


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# Posté le samedi 15 novembre 2008 17:42

Lis ! Au nom de ton Seigneur

Lorsque Mo'hammad eut accompli sa quarantième année. Dieu envoya vers lui Gabriel, pour lui porter une vision. D'après une autre version, Mo'hammad avait alors quarante-trois ans. Mo'ammad-Ibn-Djarîr mentionne une tradition d'après laquelle le Prophète reçut la vision à l'âge de vingt ans. Mais cela n'est pas exact; car Mo'hammad a dit qu'aucun prophète n'a reçu sa mission avant l'âge de quaran­te ans. parce que ce n'est qu'à cet âge que la raison et l'intelligence arrivent à tout leur développement. Or, vers l'époque où Gabriel allait apporter à Mo'hammad sa mission prophétique, celui-ci en remarquait les signes. Il voyait, la nuit, en songe, sans le connaître et non sans éprouver de la crainte Gabriel sous la forme d'un être énonne. Quand il marchait seul dans la ville de la Mecque, il entendait sortir des pierres, des décombres et des animaux, des voix qui lui disaient: Salut à toi. ô Apôtre de Dieu! Mo'hammad en éprouvait des craintes.

Il était d'usage parmi les Qoraïschites que tous ceux qui tenaient à la réputation d'hommes pieux se rendissent chaque année, au mois de radjab, sur le mont 'Hirâ' pour y vivre jour et nuit dans le recueillement, désirant se retirer du commerce des hommes, et regardant cette solitude comme un acte de dévotion religieuse. Cette pratique avait d'abord été en usage parmi les Banî-Hâschim; les autres tribus qoraï­schites avaient suivi leur exemple; mais les Banî-Hâschim l'observaient plus rigou­reusement. Chaque tribu avait sur le sommet de la montagne un endroit où l'on avait élevé des constructions dans lesquelles on passait le temps de la retraite. Cette année, Mo'hammad, en quittant la montagne, vint auprès de Khadîdja et lui dit: 0 Khadîdja, je crains de devenir fou. — Pourquoi? lui demanda celle-ci. — Parce que, dit-il, je remarque en moi les signes des possédés: quand je marche sur la route, j'en­tends des voix sortant de chaque pierre et de chaque colline; et, dans la nuit, je vois en songe un être énorme qui se présente à moi, un être dont la tête touche le ciel et dont les pieds touchent la terre; je ne le connais pas, et il s'approche de moi pour me saisir. Khadîdja lui dit: Ô Mo'hammad, ne t'inquiète pas. avec les qualités que tu as. toi qui n'adores pas les idoles, qui t'abstiens du vin et de la débauche, qui fuis le mensonge, toi qui pratiques la probité, la générosité et la charité, tu n'as rien à craindre; en considération de ces vertus. Dieu ne te laissera pas tomber sous le pou­voir du Dîv. Avertis-moi si tu vois quelque chose de ce genre.

Or, un jour, se trouvant dans sa maison avec Khadîdja, Mo'hammad dit: 0 Khadîdja, cet être m'apparaît, je le vois. Khadîdja s'approcha de Mo'hammad, s'as­sit, le prit sur son sein et lui dit: Le vois-tu encore? — Oui, dit-il. Alors Khadîdja découvrit sa tête et ses cheveux et dit: Le vois-tu maintenant? — Non, dit Mo'ham­mad. Khadîdja dit: Réjouis-toi, ô Mo'hammad; ce n'est pas un Dîv, c'est un ange. Car si c'était un Dîv, il n'aurait pas montré de respect pour ma chevelure et n'aurait pas disparu. Quand Mo'hammad était triste, il se rendait sur le mont 'Hirâ' et s'y livrait à la solitude; le soir, il rentrait à la maison, la figure triste et abattue. Khadîdja en était fort affligée.
Enfin le jour arriva où Dieu fit parvenir à Mo'hammad sa mission prophétique. Ce fut un lundi. Il est dit dans cet ouvrage [de Tabarî] que ce fut le dix-huitième jour du mois de ramadhân. D'après d'autres traditions, ce fut le lundi, douzième jour du mois de rabî'a premier, que Mo'hammad reçut sa mission, le même jour du même mois où il était né, et qui fut plus tard le jour de sa mort. Or, le jour du lundi, Dieu envoya Gabriel avec l'ordre de se faire connaître à Mo'hammad, et de lui porter sa mission prophétique et la surate du Coran appelée Iqrâ ', qui fut la première que Mo'hammad reçut de lui. Gabriel descendit du ciel et trouva Mo'hammad sur le mont 'Hirâ'. Il se montra à lui et lui dit: "Salut à toi, ô Mo'hammad, Apôtre de Dieu!" Mo'hammad fut épouvanté. Il se leva, pensant qu'il était devenu fou. Il se dirigea vers le sommet pour se tuer en se précipitant du haut de la montagne. Gabriel le prit entre ses deux ailes, de façon qu'il ne pût ni avancer ni reculer. Ensuite, il lui dit: 0 Mo'hammad, ne crains rien, car tu es le Prophète de Dieu, et moi je suis Gabriel, l'ange de Dieu. Mo'hammad resta immobile entre les deux ailes. Puis Gabriel lui dit: "Ô Mo'hammad, lis". Mo'hammad dit: "Comment lirais-je, moi qui ne sais pas lire?" Gabriel dit: "Lis: Au nom de ton Seigneur, qui a tout créé, qui a créé l'homme de sang coagulé. Lis: Ton Seigneur est le généreux par excel­lence; c'est lui qui a enseigné l'écriture; il a enseigné aux hommes ce qu'ils ne savaient pas".
Ensuite Gabriel le laissa à cet endroit et disparut.

Mo'hammad descendit de la montagne. Il fut saisi d'un tremblement et retourna à sa maison, tout en répétant en lui-même la surate. Son coeur était fort rassuré par ces paroles, mais il tremblait de tout son corps par suite de la peur et de la terreur que lui avait inspirées Gabriel. Rentré dans la maison, il dit à Khadîdja: Celui qui m'avait toujours apparu de loin s'est présenté aujourd'hui devant moi — Que t'a-t-il dit? demanda Khadîdja. — Il m'a dit: Tu es le Prophète de Dieu, et je suis Gabriel; et il m'a récité cette surate: "Lis: Au nom de ton Seigneur" etc. Khadîdja, qui avait lu les anciens écrits et qui connaissait l'histoire des prophètes, avait aussi appris à connaître le nom de Gabriel. Ensuite Mo'hammad fut saisi du froid, il pencha la tête et dit: Couvrez-moi, couvrez-moi! Khadîdja le couvrit d'un manteau, et il s'endormit.

Khadîdja se rendit au palais de Waraqa, fils de Nawfal, qui était un savant chrétien,vivant à la Mecque dans la religion de Jésus et pratiquant le culte de Dieu. 11 avait lu beaucoup de livres, connaissait l'Évangile et savait que le temps était venu oià un prophète devait paraître. Khadîdja lui dit: n'as-tu pas trouvé nulle part dans les anciens livres le nom de Gabriel, et sais-tu ce que c'est que Gabriel? Waraqa dit: Pourquoi fais-tu cette demande? Khadîdja lui fit le récit de ce qui était arrivé à Mo'hammad, du commencement à la fin. Waraqa dit: Gabriel est le grand Marnons, l'ange qui est l'intermédiaire entre Dieu et les prophètes, qui leur apporte les mes­sages de Dieu. C'est lui qui est venu trouver Moïse, ainsi que Jésus; et si ce que tu racontes est vrai, Mo'hammad ton mari, est le Prophète qui doit être suscité à la Mecque, au milieu des Arabes, et dont il est fait mention dans les Écritures. Waraqa demanda encore: ne lui a-t-il donné aucun ordre? Lui a-t-il dit d'appeler les hommes à Dieu? Khadîdja lui récita la surate Iqrâ'. Waraqa dit: S'il lui avait ordonné d'ap­peler les hommes à Dieu, le premier qui lui aurait répondu et qui aurait cru en lui, c'aurait été moi; car depuis de longues années je l'attends.

Chroniques de Tabari

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# Posté le samedi 15 novembre 2008 17:37